Logos représentant une foule de gens allant au travail

La pluridisciplinarité, la diversité des compétences au profit de l’équipe

 

Le mot discipline vient du latin disciplina, lui-même dérivé de discere, apprendre. Il définit une branche de la connaissance pouvant donner matière à un enseignement et constituer une expertise. La pluridisciplinarité peut être de deux types. On peut parler d’un collaborateur faisant preuve de plusieurs expertises, ou d’une équipe constituée de collaborateurs aux compétences variées.

De la naissance à l’aboutissement d’un projet, les disciplines nécessaires sont diverses et variées. Un projet requiert bien des talents, rarement détenus par un seul et même collaborateur. Cette multitude de compétences peut effrayer quant à la cohésion d’une équipe et au bon déroulement d’un projet. En réalité, la pluridisciplinarité représente une immense richesse. A condition, bien sûr, de connaître les compétences de chacun et savoir en tirer le profit maximal pour la globalité de l’équipe.

 

La pluridisciplinarité : facteur clé de l’épanouissement

Une personne faisant preuve de plusieurs compétences techniques, fonctionnelles et comportementales pourra effectuer des changements de postes temporaires et s’atteler à divers tâches. Un employé peut facilement se laisser absorber, la tête dans le guidon. Il lui sera donc plus difficile de mûrir sa réflexion et ses idées. Ainsi, le fractionnement du temps au travail permet une plus grande productivité in fine. En effet, si Victor s’attelle trop longtemps à la même tâche au cours de sa journée de travail, il s’expose à plusieurs risques : augmentation du nombre d’erreurs, stress et fatigue accrus. Pour faire preuve de la plus grande efficacité possible dans l’effectuation d’une tâche, il ne faut pas trop s’y attarder.

Les collaborateurs sont curieux et ont la volonté d’innover. Leur offrir une flexibilité assouvi ces besoins et permet de motiver en évitant au collaborateur de s’ennuyer.

Leur proposer des missions dynamiques au sein de l’entreprise est un des premiers facteurs d’épanouissement. C’est pourquoi il est primordial de s’intéresser à toutes ses compétences. C’est ce que fait Google en accordant à un dixième de ses employés 20% du temps dédié à un “side project”. Les collaborateurs développent un autre projet que leur activité principale pendant leur temps de travail. C’est sûrement ce qui maintient l’entité parmi les plus innovantes au monde. Les gigantesques Gmail et Google Maps étaient initialement des “side projects”.

 

Valeurs et objectifs communs comme moteurs

Une entreprise doit savoir réfléchir hors des sentiers battus. Il est important d’oser les associations incongrues. L’hétéroclisme n’entachera en rien la communication et la compréhension globale. En effet, la force d’une équipe réside en sa complémentarité. Les valeurs et objectifs communs galvaniseront les troupes.

Dans le cas de l’entreprise Lambda, le développeur est ravi de profiter des compétences du commercial et inversement. Main dans la main, ces deux collaborateurs aux missions pourtant très différentes auront une meilleure appréhension globale du projet de l’entreprise.

Dans le cas d’une discipline partagée mais de compétences différentes, les avantages sont nombreux. En développement, le Pair Programing consiste à travailler à deux développeurs sur un même ordinateur afin de construire ensemble du code. Cela favorise, entre autre, la transmission du savoir de Senior à Junior. Le moins expérimenté n’est pas le seul à en tirer profit. Une vision neuve est une plus-value considérable pour le travail du Senior.

 

Les softskills : de l’importance de ne pas s’intéresser qu’aux compétences techniques

Les compétences comportementales et le savoir être font partie intégrante des capacités du salarié, dont l’entreprise doit savoir tirer profit. Car ils sont cruciaux pour le travail en équipe et permettent d’améliorer grandement la productivité. Une étude de l’Université d’Harvard montre que 85% de la productivité provient de la bonne gestion des softskills contre seulement 15% pour les compétences technique.

Enfin, s’appuyer sur les valeurs intrinsèques d’un collaborateur le valorise et crée un sentiment d’appartenance. Ce dernier aura tendance à davantage s’investir.

 

Une complémentarité encadrée

Une étude menée par RHinfo sur le transformation du management montre que 58,9 % affirment que « certains fondamentaux du management restent incontournables”En effet, le management reste nécessaire afin d’encadrer et guider tous les potentiels, mais est amené à changer.

Le management 3.0 tend vers une hiérarchie horizontale et non plus verticale. Les compétences de chaque collaborateur font le succès de l’entreprise. Plus de liberté est donnée aux collaborateurs en cassant la structure hiérarchique Top Down, du haut vers le bas.

Les compétences se croisent et s’entrecroisent, plaçant ainsi la pluridisciplinarité comme enjeu phare du management de demain.

 

“Lorsque deux forces sont jointes, leur efficacité est double.”

Isaac Newton