Visage humain tacheté au couleurs fluo représentant une intelligence articielle

L’intelligence artificielle prendra-t-elle la place de l’Homme ?

L’intelligence artificielle consiste en “la capacité des machines à reproduire des fonctions que l’on attribue habituellement aux humains et aux animaux.” explique Yann LeCun, responsable de la recherche scientifique de Facebook autour de l’intelligence artificielle et figure emblématique en France et dans le monde. Il est à la tête du laboratoire qui bénéficiera des 10 millions d’euros d’investissement pour la recherche autour de l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle a donc de réelles perspectives d’évolution devant elle. Quelles seront les mises en application dans le futur ?

L’essor de l’intelligence artificielle

L’article “Computing machinery and intelligence” d’Alain Turing en 1950 marque le début de la réflexion autour de l’intelligence de la machine. Il émet l’hypothèse d’une ressemblance avec l’intelligence humaine avec le fameux Test de Turing. Allen Newell et Herbert Simon, deux chercheurs américains, créent le premier logiciel d’intelligence artificielle en 1956, le Logic Theorist, capable de démontrer seul des théorèmes mathématiques. Puis, en 1965, vint ELIZA, l’ancêtre des chatbots. ELIZA échoue au Test de Turing mais signe définitivement l’entrée dans l’intelligence artificielle comme nous la connaissons aujourd’hui. La recherche traverse une période difficile à la fin des années 1960. On parle de “l’Hiver de l’intelligence artificielle”. Les premières questions éthiques se posent et les premiers reproches voient le jour, accompagné d’un écroulement des investissements.

Délaissée à la science fiction, elle est adulée des cinéphiles avec le succès mondial de 2001, l’Odyssée de l’espace et de son personnage emblématique HAL. La science fiction de l’époque relate d’une intelligence artificielle toujours bien loin de la réalité actuelle.

La recherche ne reprend qu’en 1980. On parle de “systèmes experts”, utilisés dans le secteur médical, en finance et pour lutter contre les fraudes. A la fin des années 1980, les yeux sont rivés vers l’informatique classique. L’intelligence artificielle connaît alors une nouvelle crise.

De nos jours

L’intelligence artificielle prend un nouvel élan depuis la fin des années 1990 grâce à des capacités de stockage des données des machines de plus en plus importantes et à la puissance de calcul qui va avec. Les exploits de l’intelligence artificielle sont de plus en plus impressionnants. En 2005, le robot Stanley de l’Université de Stanford est capable de conduire une voiture dans le désert. En 2017, AlphaGo de Google bat le champion du monde du jeu de go : Ke Jie. L’application Alipay permet de payer grâce à la reconnaissance faciale. Verily de Google détecte les risques de maladies cardiovasculaires en analysant le scan d’une rétine et en se basant sur son algorithme.

Nous vivons l’avènement du “deep learning”, qui permet aux machines d’apprendre sans être programmées. Utilisés dans la santé, les transports et beaucoup d’autres secteurs, ces algorithmes suscitent bien des questions éthiques et parmi elles : les machines remplaceront-elles les Hommes au travail ?

Quel impact sur le travail ?

Dans le monde du travail, l’intelligence artificielle permet de gagner en temps et en efficacité. Des assistants virtuels prennent des postes en finance, en marketing, et au sein de la gestion des ressources humaines.

Depuis quelques années maintenant, les grandes surfaces ont toutes fait le choix de s’automatiser. Elles disposent de caisses automatiques, supervisées par des hôtes/hôtesses à raison d’une personne pour six automates en moyenne. Ceci valorise le travail humain qui trouve son rôle dans les rayons afin de conseiller et d’accompagner le client. Il s’agit d’un choix préférable plutôt que d’utiliser une machine de caisse, sans réelle valeur ajoutée. L’automatisation est la première étape de ce processus. La prochaine est l’intelligence artificielle. Elle permettra d’automatiser la lecture du chariot sans en sortir les produits.

Les machines sont infatigables, plus rapides et moins sujettes aux erreurs. Elles servent à faciliter la tâche de l’Homme afin de le laisser se concentrer sur le cœur de son métier en se débarrassant du superflu chronophage. En effet l’intelligence artificielle permettrait une hausse de 40% de productivité d’ici 2035 selon une étude menée par Accenture. 

Création d’emplois

L’Histoire nous a montré qu’avec l’automatisation des tâches, le nombre d’employés augmentait sur le long terme. Entre le milieu et la fin du 19 ème siècle aux Etats-Unis, période d’automatisation importante, le nombre d’ouvriers a quadruplé. En effet, comme nous l’explique Philippe Silberzahn pour Contrepoints, l’automatisation a permis de faire exploser la productivité. Générant une très forte baisse du prix du textile, elle a fait augmenter la demande. Et par la suite, fleurir l’industrie et crée de nouveaux emplois. Il en est de même pour les distributeurs bancaires dans les années 1980. In fine,  ils ont augmenté le nombre d’employés bancaires total.

Le gain de productivité et la réduction des coûts engendrés par l’automatisation permettent de développer l’emploi. Il en est de même pour l’intelligence artificielle, qui crée de nouveaux métiers : 85% des nouveaux emplois de 2030 n’existent pas encore selon Dell.

L’intelligence artificielle au service de l’Homme

Quel que soit le secteur, les algorithmes n’auront pas pour vocation de remplacer l’intelligence humaine. Ils seront des associés sur lesquels s’appuyer. Ainsi, ils permettent de se concentrer sur l’essentiel et ce qui demande le plus de temps dans chaque fonction.

Prenons l’exemple d’un cancérologue. Ce dernier pourra compter sur l’exactitude de l’intelligence artificielle. Forte des milliers de cas vus auparavant, elle permet de diagnostiquer de façon certaine les cas les plus communs. Elle dégagera le temps nécessaire au médecins et aux chercheurs pour se focaliser sur les cas les plus difficiles et les plus rares. Le travail s’accentuera sur la recherche, le lien social et l’accompagnement du patient, qui sont le cœur du métier.

L’intelligence humaine sera alors utilisée à son plus fort potentiel, favorisant l’innovation et la création de valeur. Les émotions, l’esprit critique et l’adaptabilité de l’esprit humain font de l’Homme un indispensable à la création de valeur. Les systèmes crées sont capables de traiter et de réagir face à des données,

Les dernières technologies ne fonctionnent d’ailleurs pas sans intelligence humaine. Pour exemple, Microsoft utilise une plateforme de crowdsourcing pour vérifier les résultats de ses algorithmes de rechercheLa capacité de l’Homme à la prise d’initiative, à la recherche de solution et à la correction d’un problème est indispensable à la machine, qui restera bien à son service.

Notre vision

Chez Crafty, nous nous servons de la puissance des algorithmes pour permettre aux collaborateurs de valoriser leurs compétences et de les mettre au profit d’une gestion de carrière améliorée. Du coté du manager et des RH, l’intelligence artificielle permettra d’augmenter la connaissance des compétences et de se concentrer sur l’essentiel : ce que l’humain apporte et comment le valoriser. Notre solution décharge les décisionnaires des tâches annexes et redondantes. Elle leur permet de se focaliser sur le cœur de leurs missions. Les responsables des ressources humaines ne disposent pas toujours des compétences techniques pointues leur permettant de gérer au mieux les évolutions de carrières de leurs collaborateurs. Ce n’est d’ailleurs pas leur métier. Nos algorithmes permettent de détecter les compétence cachées des collaborateurs ainsi que les compétences dont l’entreprise aura besoin.

Avec notre système de cartographie, Crafty suggère des profils adaptés aux projets et missions de l’entreprise. Elle accompagne les ressources humaines en leur suggérant des possibilités grâce à son intelligence. Notre vision est simple : “L’intelligence au service de l’Humain”.

 

Il s’agit donc de manier habilement cette révolution afin de ne laisser personne au bord de la route. Dans le futur, il faudra miser sur la formation pour que l’humain se concentre sur des fonctions plus complexes.  Ainsi, le travail physique sera laissé à l’automate. Mettre à l’honneur l’intelligence humaine, inégalable et encore parfois trop peu exploitée, peut représenter une solution durable aux problématiques éthiques qu’amène l’intelligence artificielle.

Chez Crafty, nous sommes persuadés que l’intelligence artificielle améliorera significativement le travail de l’Humain en entreprise. L’engagement des collaborateurs sera renforcé : l’intelligence artificielle facilite d’ores et déjà le recrutement, la formation et la mobilité interne notamment.